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SILENCE ON TOURNE...

Des Dolores Aguirre, au moins trois mais cinq aussi, des toros bien plantés sur leurs pattes, avec des vrais cornes solides. Trois qui ont pu exprimer de la race , dont un supérieur la quatrième. Dommage que l'encierro ait été complété par un Fernando Peña, sans âme qui fit baisser d'un cran le niveau d'émotion de la course.

Des toreros qui connaissent avec professionnalisme le scénario du prix à payer : les possibles cornadas à la moindre rupture d'attention, au moindre débordement sans possibilité d'esquiver , ils vont trop vite ses chats noirs! Rafaelillo, Cruz et Joselillo étaient partis pour la guerre, savaient 'ils déjà qu'au delà de la mansedumbre manifeste connue que les Dolorés Aguirre pouvaient consentir à passer dans des muletazos vibrants et avec grande classe.

L'alchimie de la corrida a fait encore merveille, une première course où l'émotion portée par Rafaelillo tant dans sa quiétude que dans son savoir faire restera dans notre mémoire de la San Isidro 2010 jusqu'à présent seulement marquée par la vaillance et l'honneur des toreros, comme avant hier mardi Arturo Macias devant des insipides Martelilla, ou Sergio Aguilar, Morenito de Aranda ou Curro Diaz et le courageux Joselillo. Tous se sont chèrement jouer la peau devant des toros faibles et mal intentionnés pour le respect du public de las Ventas.Toros présentés, mais vides ou amers.

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Mme Dolores Aguirre, vos toros continuent de m'enchanter pour leur belle sauvagerie , de vrais cactus qui peuvent si l'on sait attendre ou patienter donner au delà des épines de magnifiques fleurs. Des toros à voir inlassablement, tant ils sont beaux de rusticité, une ganaderia à suivre longuement.

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Mr Rafaelillo, merci pour ce courage sourire aux lèvres et pour ce don de vous qui permet à certains toros de vous rendre la politesse en obeissant à votre autorité, muleta en main.

Des moments de tauromachie pour la mémoire, malgré le vol présidentiel de la Puerta Grande (une et une , cela aurait été juste).

Clap de fin

Evelyne Lanfranchi Monleau

ps : je réveille mon chauffeur et nous partons pour HAITI avec une escale à Nimes, en espérant que la générosité du public aficionado ne soit pas une "arlésienne".