TOROS Y CACTUS

13 janvier 2018

Quelques épines au sujet des CARTELS DE LA FERIA D'ARLES

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Quelques épines au sujet des CARTELS DE LA FERIA D'ARLES 2018

photo Gérard Pauleau

 

Soirée de gala que cette présentation des cartels arlésiens !

Bien organisée, bien rythmée par un Monsieur Loyal impeccable, par des intervenants sans surprise. Si tout de même, fait à remarquer : la place et la parole données aux jeunes toreros de la novillada sans picador pour les 30 ans de l'Ecole Taurine d'Arles.

Une forte émotion quand Nestor Garcia est venu recevoir le Prix qui revenait à Ivan Fandiño, une mention spéciale au clip de Romain Bofi, sur les dernières images du Maestro à Arles en 2017.

Tout est bien ficelé! Sans faute.

Mais il manquait ce qui ressemble à Arles : la foule mouvante des aficionados debout, bruyante, attentive et explosive à l'annonce d'une belle course, les retards chroniques de la CTEM et du premier magistrat qui contribuent à faire monter la pression dans l'auditoire, les coups de boutoir de Luc Jalabert, la remise des prix de la CTEM sur le plateau avec le défilé  de ses membres, de nos arlésiennes royales et des récipiendaires.

Jean Baptiste , j'ai fait beaucoup de kilométres dans ma vie d'aficionada, beaucoup pour te voir et te suivre au moment où la France Taurine n'avait pas compris qui tu étais en piste et le Torero que tu allais devenir. Avec d'autres, je t'ai soutenu et aimé aussi bien en tant que personne que comme novillero puis jeune matador. Au point de me fâcher avec beaucoup d'autres aficionados, au point de quitter les clubs qui te manquaient de respect. Donc , je parle sans détour.

Ces premières précisions pour continuer à exposer mon point de vue, maintenant, sur les cartels proprement dits.

La novillada des ganaderos français, oui, des novilleros français, oui. Andy Younes et Juan Leal ont gagné justement leur place.

Et les Toros ! Et la diversité des encastes! Et les toreros gladiateurs !

Comment notre Ville ne réclame t'elle pas la présence de Mehdi Savalli, celle de Thomas Joubert dont on dit qu'il aurait refusé une course, n'y sentant pas sa place ? 

Il faudra attendre septembre pour croiser des Toros élevés pour des courses dites dures, mais il s'agit de celles qui mettent en valeur la préservation de la bravoure, ce qui est l'essence même de la corrida et qui rend le combat de l'homme torero héroïque.

Encaste suave dominant à souhait, la seule surprise pourra venir de l'évolution des Alcurrucen, mais j'aurai aimé les voir avec le cartel du samedi après midi, pour qu'ils soient hissés à l'expression de leur meilleur potentiel.

Le coeur des aficionados doit pencher pour le toreo guimauve, mais au combien artistique, avec des toros qui ne dépassent pas la ceinture des toreros, choisis pour leurs bagages génétiques livresques et sur lesquels nous ne voyons plus de tercios de piques dignes de ce nom. Il faut garder du jus pour la suite, il est même indécent parfois d'exiger une deuxième rencontre...

Pas de concours corrida, mais un concours de novillada avec un prix, difficile de dire quelque chose , cela ne suffit pas, j'ai l'impression de marcher sur de la ouate. Tout est bien feutré.

Globalement, on se passera donc du tercio de piques, si un grand toro se présente, il sera préservé par le troisième tiers, tiers qui fait couper les oreilles. Qui tient le pari ?

L'élevage surprise est celui de FREIXO, ganaderia du maestro El JUli, mais vu le cartel , l'effet se dégonfle, la sélection des élus a du être soignée. 

Que vais je faire de mes émotions pendant cette féria ? 

Jean Baptiste, je crois que tu as su créer un capital confiance en tant que torero, c'est indéniable et trés fort pour la Fiesta en France et à l'étranger, ton travail et ta passion du toreo sont reconnus et admirés. Tu as atteint des sommets ces dernières temporadas. Nous en sommes fiers. 

Mais, attention, tant ton hégémonie est grande, de ne pas lasser les personnes qui t'encensent aujourd'hui, mais aussi ceux qui te respectent encore parce qu'il leur est difficile de faire la part des choses entre le Torero qu'ils admirent et l'Empresa que tu es devenu.

Je ne sais pas comment tu ressens cette double casquette, je me surprends à te tutoyer comme quand tu étais un jeune homme, je ne ressens presque plus le droit de le faire. Etrange sentiment pour ceux qui t'aiment ou qui t'ont aimé, aujourd'hui de ne plus savoir que penser de cette situation ambiguë. Elle doit l'être aussi pour toi, (tant pis, je continue), puisque tu viens de te programmer deux fois dans tes arènes en 2018. Envie de continuer à toréer au niveau où tu t'exprimes aujourd'hui et passion pour ton entreprise familiale et ta ville d'Arles. Une rivière avec ses deux rives.

Pour survivre, Arles a toujours obéi à sa devise : "Par la colère du Lion"! Entre colère et sagesse, Ose nous proposer des prises de risques! Le trop parfait ne va pas à notre Ville, il appelle la lassitude.

Arles ne peut pas être sans saveur, sans originalité, sans audace, et même presque sans coeur.

Je souhaite que mes propos soient démentis par une affluence majeure à la taquilla, que la ville soit remplie d'aficionados et de festaires rassasiés et que l'on continue à penser de moi que je suis une aficionada aigrie !

Bien à vous tous

Evelyne Lanfranchi Monleau

samedi 13 janvier 2018

 

 

 

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17 juin 2017

JEAN MARIE MAGNAN et THOMAS JOUBERT : Un regard

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JEAN MARIE MAGNAN et THOMAS JOUBERT : un regard ...

 

Aujourd'hui dans la quotidien "La Provence" page Aficion parait un texte qui dés les premières notes a fait monter en moi une vague d'émotion similaire à celle que j'éprouve quand je vois et je revois THOMAS JOUBERT en piste.

Je ne sais pas si Monsieur Magnan a mis ce texte sur internet, dans un blog, un site ? Ce que je sais c'est que j'ai envie de vous faire partager ces mots et la magie qu'ils transmettent. Je vais donc taper l'intégralité sans pouvoir faire de copier coller, comme avant, quand Thomas Joubert était un petit enfant.

On y va :

" A ceux qu'il fait rêver"

" Droit, calme, reins creusés, mollets durcis, Thomas Joubert mène sa carrière à part, de façon marginale, colonne d'or autour de quoi le fauve s'enroule, on jurerait sur les revers du boléro.

Son art d'ornementiste dessine de légères arabesques, ciselures délicates et très fins paraphes, d'une domination jolie. Parce qu'avec lui l'imagination est au pouvoir, on se félicite de ce chic et de cette mesure qui le caractérisent durant ces trop rares prestations.

Avec des bêtes de bonne noblesse, la faena peut être de réconciliation, dégagée des poncifs et de la mécanisation du style par une personnalité sans entrave et, lorsque tout va à sa convenance, d'une intelligence des contacts aussi déliée que le jeu de poignet et la flexibilité de ceinture, poitrine exposée. Constatez comme ses trincheras, firmas, kirikiri, jaillissent dans le prolongement des passes fondamentales, rénovées par une sensibilité exacte du geste et réveillant les forces de la surprise.

Sans affectation de lenteur ni langueur excessive, quand le progressif glissement des leurres conserve le tempo, toute une poésie, qu'on ne saurait prendre en défaut dans l'entente, repose sur la juste appréciation de la place à occuper (sitio), sur la précision de l'appel de l'étoffe (toque) et la pulsation du rythme (temple).

Bien que Thomas Joubert soit loin de pulvériser les records, il y a du génie plastique, du duende bâtisseur du dédale de Crête et de ses surprenantes architectures dans son affaire. Doit'on lui demander davantage que de remplir un à un ses contrats bien gagnés et si espacés dans notre seule région? Alors que son moral ne fléchit pas, on appréhende que fasse défaut dans sa main de velours, le gant de fer des jours sans, qui l'attendent s'il fait carrière.

D'une qualité exceptionnelle, certains fauves ne pèsent ni ne posent et n'exigent que du sentiment pour parfaire l'accord. D'autres réclament un caractère plus dominateur, une technique plus avertie, une prise de conscience immédiate des défauts à corriger, des difficultés à résoudre, l'acquisition d'un métier sans faille.

Ne pas oublier que pour sa présentation de novillero à Madrid, Thomas JOubert coupa une oreille à son premier opposant (1), il y a pas mal de temps ! Puisse t'il rafraichir nos mémoires! Et, le cas échéant, la capitale le recouronnerait."

 

Jean Marie Magnan

samedi 17 juin 2017 La Provence

(1) note de Toros y Cactus l'oreille fut coupée à son deuxième novillo, après avoir été bléssé dés l'entame au capote quand il attendait le novillo au centre de la piste, dos au toril (revoir les photos et le reportage ce site )

http://www.torosycactus.com/albums/tomasito_madrid_26_juillet_2009/index.html

Rendez vous sur les gradins d'Istres Vendredi 23 juin !

Evelyne Lanfranchi Monleau

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07 mars 2017

Heureusement qu'il y a encore des veaux qui naissent avec des yeux verts...

Heureusement qu'il y a encore des veaux qui naissent avec les Yeux verts....

veau aux yeux verts

 

 

Merci à Vincent Fare et à Lara de nous envoyer au saut du lit des images de campo comme nous n'en voyons peu !

Un beau rouquin a pointé son nez au début janvier, il n'a pas les yeux noirs de toro, ni le poil sombre.

Il est flamboyant !

Un toro de feu, un toro d'or dans cet élevage qui recèle des trésors génétiques, mais aussi qui bénéficie d'un amour ganadero qui me rappelle les écrits de Mariano Cifuentes et ses photos sur facebook à l'aube mise en ligne  pour contribuer à nous faire aimer cet animal .

Animal symbolique à mes yeux. J'ai moi-même le poil noir et les yeux charbon et je suis une femme de combat!

Mon animal  symbole, mon toro paradoxe , le sauvage, le furieux élevé par les hommes... 

Petit veau doré aux yeux de jade, tu es ce symbole de la modernité de cet état primitif conservé par les Hommes : tu peux être un cadeau, une surprise, une mutation , une joyeuse émotion, une purification!

Amour ganadero au pays du vent fort et froid, pas au pays de Walt Disney, çà tue un toro pour de vrai! Tu ne peux le domestiquer, tu l'élèves pour qu'il exprime sa combativité, pas pour qu'il te lèche le visage . Il va combattre demain , un jour et il te rendra, ganadero , fier d'avoir conservé sa brutalité, de l'avoir enrichie par ton savoir .

Ton Toro ne sera jamais un animal de cirque !

Et il doit mourir, pour nous redire que nous sommes mortels et que nous sommes bien vivants.

Je ne sais pas Toro d'Or qui sera ton Torero, dans trois ou quatre ans, mais je te souhaite de tirer au sort celui qui te donnera tout le respect que tu mérites et que tes yeux auront noirci de la fureur qui t'habite.

Belle vie à toi au campo des Fare , tu y trouveras amour, mais aussi savoir faire et savoir être 

Vendredi 23 janvier 

Evelyne Lanfranchi Monleau

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15 février 2017

TOROS Y CACTUS vous informe :18 février SOIREE LES MAYORALES des ARENEROS du PAYS d'ARLES

18 Février : SOIREE LES MAYORALES des ARENEROS du PAYS d'ARLES

SOIREE DES MAYORALES

Les Areneros du Pays d'Arles chers à André Bortolin et à Sophie Enjolras nous offrent une soirée consacrée à l'élevage du Toro Brave et au rude métier de mayoral.

Une visite garantie sans bouger de son fauteuil, au sein des ganaderias Concha y Sierra et Valverde, Blohorn, Jalabert , du Laget grâce à un film créé pour la circonstance par Colette et Jean Louis Martel, mais aussi grâce à la présence de Jean Pierre  Odet , de Patrick Alarcon et de Jean Luc Courriol "Billy", mayorals ou mayorales. Jacques Lanfranchi 'El Kallista" animera cette soirée qui s'annonce passionnante. Bien dans l'esprit de partage, de transmission de connaissances et de passions qui caractérise l'Aficion de ce Club arlésien.

Les organisateurs et leurs intervenants vous attendent nombreux.

" Apprendre à aimer le Taureau, souhaitez qu'il vous inspire admiration et respect. Vous comprendrez bien vite pourquoi le Toro de lidia est le plus bel animal de la création.

Lorsqu'il s'élance dans l'arène, ne le quittez  des yeux à aucun moment.

Observez bien toutes ses réactions, tous ses mouvements.

Ainsi à force de regarder le Toro et de ne regarder que lui, non seulement vous acquerez trés vite compétence et sureté de jugement, mais vous prendrez pleinement conscience de ce que le Taureau constitue vraiment la raison d'être de la corrida.

Mais vous irez plus loin.

Vous apprendrez à connaitre l'origine et l'emplacement des grands et des petits élevages.

Vous apprendrez les noms des plus célèbres d'entre eux...

Et puis vous rechercherez ceux qui perpétuent un sang dont personne ne veut...

Vous aurez franchi une nouvelle étape..."

Jean Pierre Darracq "El Tio Pepe" a écrit ce texte en 1963.te en 1963.

Bernard Carrère l'a inséré en guise de préface à son livre :

"Les élevages de taureaux de combat, origine et évolution"

 que je vous recommande...

à samedi

mercredi 15 février 2017

Evelyne Lanfranchi Monleau

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21 septembre 2016

COMME UN LASSO ou THOMAS JOUBERT un matin de septembre

 

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photo Michel Volle

COMME UN LASSO ...

ou THOMAS JOUBERT un matin de septembre

 

Nimes, un ciel de plomb de tramontane

Un rayon de soleil pour la confirmation d'alternative

Un jeune homme blanc,  fin de fer, s'avance

Doucement , doucement

Vers un taureau maladroit , violent et peu rectiligne

Cambiada , une deux et pas trois

les zapatillas prisent au piége du rabo

Et la cour qui aurait pu être de gala

devient antichambre de l'angoisse

Tu ne sembles plus vivant

Bruyamment les larmes et les cris

plus de foulard violine sur le burladero

Stupeur, visages de sable blanc

Silence de l'attente

Desmayado, commotion 

des regards interrogatifs

Qui peut nous dire

Il faut tuer ce taureau !

Jean Baptiste le fait 

José Maria torée sans être là

le vent , il connait pourtant à Alicante

Tous et nous avec, sont à l'infirmerie

 

Le murmure : il va revenir 

Il revient le jeune homme fil de fer

transparent de douleur,

rendre les trastos à son parrain

Entourage rapproché, des caresses de machos

des regards du callejon 

inconnus jusqu'alors

Toutes ces émotions partagées pour longtemps

Tu es là!

Jean Baptiste explose de toreria libératoire

Que la Fiesta est belle!

Comment faire après ?

 

Après des accrochages, la quiétude revient

le don de soi s'affiche à plein

il reste à respirer avec toi

pour te donner de l'air

pour finir la passe avant qu'elle ne commence

Vibrer, pleurer, soupirer

Etouffer tant cela passe prés

De face, de face partout

Toujours droit, toujours fier

le jeune homme fil de nerf

Thomas Joubert tu nous emportes le Coeur

 

 

Evelyne Lanfranchi Monleau

mercredi 21 septembre 2016

 quelle plus belle illustration que la sublime photo du Maestro Michel VOLLE. merci Michel

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21 décembre 2015

TIBO MAJUSCULE

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TIBO MAJUSCULE

Première fois où je vous vis

sans doute chez la famille Viotti

convalescent d'un accident de la vie

votre douceur et votre sitio m'ont conquis

J'ai demandé votre nom à l'ami Serge

Tibo Garcia ! dans un sourire large

Et une belle tirade admirative

dont j'ai retenu chaque rive

Finesse, majesté, délicatesse

et tout encore à fixer

à travailler

Un beau chantier 

de rêves à concrétiser

Tibo Majuscule

vous le fûtes toute l'année 

sur le sol ibérique

comme chez nous en toute humilité

Des prix, des oreilles , des photos

des épées manquées, des épées gagnées

Mais Tibo vous êtes Majuscule

 

un soir du début de l'hiver, je vous attends

 et nous commencerons par Samadet...

Suerte

 

 

Evelyne Lanfranchi Monleau

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08 septembre 2015

Déja six ans, THOMAS JOUBERT COUPE UNE OREILLE à LAS VENTAS

 

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TOMASITO DIMANCHE 26 JUILLET MADRID

 

A TOMASITO DE FRANCIA

 

Que tu attendes ce jour depuis longtemps, c'était écrit , c'est sûr! Pour ceux qui te connaissent un peu et qui n'ont jamais perdu la foi en toi, Madrid ne pouvait qu'être un jour de gloire et de tragédie. C'était écrit dans le grand livre . Tu es là pour çà, nous montrer que le coeur d'un homme de dix neuf ans peut aimer le Toro jusqu'à lui donner sa vie, il t'a été tellement difficile à chaque coup d'épée de lui prendre la sienne.

 

De l'écrire, cela me fait monter les larmes aux yeux, larmes qui ne sont pas sorties lorsque la corne est rentrée dans l'arrière de ta cuisse, tant je savais que tu en avais programmé la possibilité et qu'elle faisait partie cette cornada de ta destinée. Aprés avoir pris de tes nouvelles au patio de caballos auprés de Philippe Mourgues ton valée d'épée, nous avons pu laisser éclater notre joie et notre fierté mais la ceinture d'anxiété que les femmes portent au ventre, ne lâchait pas. Aller savoir pourquoi l'angoisse emmagasinée pendant toute la corrida et même avant, aller disparaitre au bar "Puerta Grande" en écoutant parler de Tomasito "El Rosco" symbole vivant de l'Aficion madrilène le "jefe" du tendido 7. Jamais je n'avais écouté autant d'éloges sur un torero et entendu autant de vérités sur la Fiesta dans une pensée taurine concentrée, passionnée et généreuse. Cet homme et ses compagnons ont soutenu Thomas Joubert Bozzi d'Arles pendant la lidia de ses deux novillos jusqu'à lui crier la bonne distance pour porter la dernière estocade. "Corta y derecha, Tomasito". Cet homme a dit avoir eu la chair de poule à la première estocade de Tomasito. Valor, Personalidad, Tenacité, comparaison avec Ortega Cano quand il avait "faim", avec les estocades de Uceda Leal...Félicitations à Marie Jo la maman, bref, une pluie de douceurs portée par la voix rauque et amère du Tendido 7. Et les messages de félicitations qui arrivent dans ta chambre de clinique. Et la fierté de la cuadrilla retrouvée dans les rues du centre ville. Et nous tous, abasourdis de bonheur.

 

Tout avait commencé au paseo, tu es rentré à fond, le premier de trois ou quatre longueurs et tu as attendu les autres. Mirà "El Frances" , ont ils commencé. Avec tes amis notamment Emilie Tardieu, Margaux Laugier, nous étions au tendido 7 fila 2 depuis l'ouverture des portes, au soleil de Madrid. Au tendido 8, tes parents, Charly "El Lobo" Nathalie. Au premier novillo de Pedro Carrero, tu as fait preuve d'attention et ton geste à la cape permit au banderillero de finir sa trajectoire en sécurité. "Bien Francesito !" ont ils continué.

 

Devant notre agitation lors de ta première intervention pour un quite pieds plantés au centre du ruedo au premier novillo de Fernando Tendero, les aficionados du 7 ont cru qu'une peña entiére s'était déplacée. Non cinq ou six seulement. Ton premier novillo "SISON" de 475 kg negro bragado trés pointu a été reçu à porta gayola et tu as enchainé, pieds serrés une ou deux véroniques et un remate trés soyeux capote léchant doucement le sol. Olé! et nous n'étions pas les seuls à apprécier. Une mauvaise pique de Marc dans le cou du novillo,"pantonima " dixit tendido 7 et tu attaques de la barrière et tu es tout de suite au bon placement et tu apprends au toro à passer peu à peu et toujours trés tranquille à droite comme avec la main gauche et pour moi toujours la même angoisse de l'épée qui, si elle ne rentre pas, va gâcher tout ce beau travail avec un novillo peu participant. Tu te profiles trés prés du novillo et tu mets une estocade de loyauté dans les canons en te jouant la vie, sans faiblir tant l'enjeu est important. Adieu les cauchemars d'Arles 2008 et Nimes et Vic, une épée qui donne confiance pour la suite, une épée qui déclanche l'ovation et le tendido 7 qui te fait saluer au tiers avec insistance. J'aimerai entendre les commentaires d'Antonete sur Canal Digital. J'écoute la rumeur du 7. On espère un meilleur novillo pour finir cette belle soirée. Un autre quite au bon dernier novillo de Tendero et tu pars pour recevoir le dernier de la course, non pas à porta gayola mais debout au centre du ruedo dos au toril et tu tournes la tête pour voir arriver un jabonero, témoin de la lignée veragua, tu en avais déjà un de cette couleur de François André à Arles en non piquée à qui tu coupas une ou deux oreilles. La première tafallera passe bien, la deuxième non, tu es projeté au sol et le novillo te met la corne dans l'arrière de la cuisse au dessus de l'articulation du genou. Cris et larmes immédiatement dans les yeux de tes amies, même si elles savent que tu vas tout donner; pourvu que cela soit possible! La blessure bien que sérieuse te permet de rester debout, de ne jamais fléchir. Toute ta cuadrilla se transcende, Paquito à la mise en suerte pour la pique, Frédéric aux banderilles et tu reviens à la muleta conscient que l'instant est d'importance et qu'il faut aller jusqu'au bout de ton rêve, décrocher cette oreille ou plus devant ce public si exigeant, mais si aficionado et si généreux pour les "limpios del corazon" dont tu fais partie."Tutor" 490kg ne va pas être le novillo attendu mais tu vas tellement lui demander qu'il finira par montrer dans les belles séries de derechazos et dans une énorme série de naturelles qu'il a quelque chose à dire mais vraiment si on le lui demande avec douceur et détermination. Ce que tu as fait et bien fait avec des changements de mains, pechos y trincheras, tout en harmonie. Ton sang coule doucement comme une saignée libératrice de toutes tes angoisses, de tous tes doutes, de toutes tes peurs. Et la mise en suerte de matar arrive, annonciatrice d'un effort suprème pour ôter la vie à cet ami un peu revêche sorti du toril en sixième position. Et tu l'as placée cette encore énorme estocade. De Madrid, j'ai entendu crier le bar du tambourin et la civette portagnel réunis. Et d'ici je retiens les instructions précises du tendido 7 et la décompression bruyante du souffle retenu de tes proches. Thomas Joubert, regarde tous ces mouchoirs blancs et le tendido 7 debout et l'oreille qui tombe du palco et le bonheur s'installer sur les visages des arlésiens qui viennent d'entendre que tu es qualifié pour la finale. Tour de piste oreille à la main , larmes qui débordent. Est ce ainsi que tu avais rêvé ta présentation à Madrid ? Tu me raconteras ...

 

Infirmerie, opération et récupération pour la finale de dimanche du 2 aout. Suerte TORERO pour ce nouveau défi et surtout MERCI DU FOND DE L'AME.

 

Evelyne Lanfranchi Monleau

 

ps:mon ordinateur personnel sera réparé demain définitivement après un mois de panne et mes images de Madrid pourront être montées et mises en ligne. merci à tous les photographes présents qui me permettent de vous présenter un diaporama complet en mélant leurs clichés aux miens. voir dans galerie photos le diaporama

 

 

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28 avril 2015

RETOUR SUR LA CORRIDA DE COMPETENCIA DE SAINT MARTIN DE CRAU... Mes illusions

 

toro de gallon photo p hermé

Desestierto des frères Gallon

photo Paul Hermé (torofiesta)

RETOUR SUR LA CORRIDA DE COMPETENCIA DE SAINT MARTIN DE CRAU 2015...Mes illusions

Dimanche d'importance pour les ganaderos français et pour deux toreros de la Tierra! 

20 ans de féria de la Crau, c'était aussi une étape d'ancrage pour les organisateurs de la Unica !

Tout ne peut être parfait, mais on peut avoir comme le disent joliment nos voisins espagnols "des illusions" quand on va aux arènes! ces illusions nous font acheter nos places et faire des kilomètres; l'aficionado qui a des illusions, mérite le respect, de même pour le Torero.

Illusion que la présentation des toros de France va être impeccable, çà c'est possible ! C'est à la décision de l'Homme et des hommes du cru . Même pour un toro, un seul, celui de la famille Blohorn, je me dois de demander des comptes aux organisateurs de la Unica, à leur prestataire et peut être et sûrement aussi au ganadero. 

Pourquoi ce toro a t'il pu franchi la porte du toril ? un physique de bison engourdi, un défaut de cou qui en dit long même aux aficionados fraîchement avertis et des cornes préparées pour le rejon à qui on aurait mis un coup de taille crayon pour la circonstance! Des cornes épanouies en pinceau dés les premiers frottements ! Voilà ce que j'ai vu et nous avons tous, les présents, constaté la pesante immobilité de la bête qui n'a pu obéir aux toques patients et plein d'envie de Thomas Joubert. Quelle est la finalité de présenter un toro sans option manifeste et au physique amoindri? Passer un decheso , arrangement sur le prix, tout ce que nous ne saurons jamais, évidemment.

Qu'en pensent les membres de la Unica? J'aimerai bien une réponse. Tout cela n'est pas en accord avec leur éthique.

Illusion aussi sur le Toro des Héritiers de François André, impeccable de présentation, pas du tout dans le type de l'élevage, mais pourquoi pas! Dés le premier lance de capote , il n'accepte pas le leurre et fonce tout droit sans hésitation pour atteindre l'Homme!

Rumeur dans les tendidos, et dans le ruedo aussi! Son engagement à la pique nous a fait vibrer en trois reprises, une rencontre de plus aurait, sans doute, pu l'attendrir encore et laisser sous le fer un peu de ce qu'il savait déjà, mais là aussi nous ne le saurons jamais, la présidence ne l'a pas voulu ainsi. Troisième tiers de tous les dangers ,et un final en coup de boule dés que l'épée se profilait. A la limite des trois avis, une bagarre que j'accepte quand le Toro a encore son innocence originelle, mais là! L'illusion est là funeste.

Illusion sur l'ordre de sorties des élévages et sur la confection des lots, quel a été le principe fondateur de cet ordre de course:

lot 1 : Gallon (création en 1956) Valverde (ancienneté à Madrid 1947) Morenito de Aranda chef de lidia

lot 2 : Tardieu Alain (création en 1990) Concha y Sierra (ancienneté à Madrid 1882) Mehdi Savalli

lot 3 : François André (création en 1947) Blohorn (création en 1965) Thomas Joubert

si on tient compte des anciennetés et des dates de création : on aurait du avoir un ordre de sortie comme en concours

lot 1 Concha y Sierra et  Gallon pour le chef de lidia

lot 2 Valverde et Blohorn pour Mehdi Savalli

lot 3 François André et Alain Tardieu pour Thomas Joubert

mais ce n'était pas une corrida concours, donc il y a eu certainement un sorteo avec des lots confectionnés par les cuadrillas, mais c'était une corrida de competencia puisqu'il y avait un prix au meilleur toro. Competencia ou concours ou corrida formelle, allez savoir. Une entente avec les cuadrillas peut être!

Là, non plus je n'aurai pas de réponse. Les organisateurs imaginent que le public paie sa place pour aller au spectacle, applaudir ou siffler selon le résultat. Peu importe qui se fait castagner en premier ou en dernier, si on mélange les genres, c'est pas grave! Mais la corrida n'est pas comme tous les spectacles dits "vivants", il s'agit d'un combat entre un Homme et un Animal qui suppose des règles et un cadre de références partagés par le public d'aficionados et les professionnels, la médiation est faite par le corps des présidents qui assume la responsabilité du bon déroulement de la course et l'application du règlement taurin!

La corrida a besoin de règles établies et respectées pour continuer à exister. On ne peut y faire n'importe quoi sans mettre en danger son sérieux et donc sa pérennité. Et là je me sens une aficionada engagée.

Mon illusion ce dimanche d'avril fut nourrie par la présentation parfaite des autres quatre toros et par l'importance du Toro "Desestierto" des fréres Gallon qui gagna la competencia, le mouchoir bleu resta au fond de la poche du président, par "manque de sensibilité" , écrira Mica Cressenty dans Mundotoro. Je veux juste dire à Philippe, président ce jour que le Toro de Gallon n'a pas été faible ou faiblard, mais qu'il s'est donné dés son entrée dans les trois burladeros dont un choc important sur une patte avant au premier, puis il fut piqué trés en arrière les deux fois et la troisième fois au milieu du dos, une vuelta de campana aux banderilles pour clôturer son parcours accidentel avant de nous régaler de ses entrées fulminantes et de ses longues charges au galop dans la muleta d'un grand professionnel qui le tua au centre de la piste. Il faut savoir se faire du bien aussi quand on assume une présidence dans des moments comme celui là.

Mes illusions ont été récompensées par les mises en suerte au cheval de Morenito de Aranda, par son respect des toros qui lui ont échu, je sais que je vais le revoir dans la saison et les illusions se prolongent...

Mes illusions attendent le Mehdi Savalli des quatre oreilles du Zapato de Oro, de Las Ventas de Madrid couvertes de mouchoirs blancs un soir de juillet et des Victorino Martin d'Arles. Je le verrai encore, je m'illusionne avec vous!

Thomas Joubert, j'ai hurlé pour vous à chaque coup de Trafalgar du François André, la violence face à la douceur ferme que vous nous avez offerte ce jour. Tout est toreria et passion chez vous. C'est pour cela aussi que je vais aux corridas,pour admirer des personnes telles que vous : calme, forte et à qui le sort fait attendre plus fort qu'à d'autres, la consécration. Je vais vous revoir bientôt aussi, j'espère de plus en plus souvent, les illusions se projettent...

Les illusions sont aussi des tours de passe passe! Normal la corrida tient de la Magie!

bien à vous

EVelyne Lanfranchi Monleau

mardi 28 avril 2015

 

 

 

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30 mars 2015

APRES la course ... Yvan le solitaire

Après la course ... Yvan le solitaire

 

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Yvan Fandiño restera solitaire et mais aussi seul après cette tarde qu'avant d'en faire le paseillo. Pas de triomphe médiatique, pas de puerta grande, pas d'amis fraichement enamourés...Lui et encore lui seul à ruminer dans sa tête, le pourquoi de l'insuccés.

Cà c'est pour les morts de faim de triomphalisme, de gloire paillettes!

Merci de l'avoir fait ainsi, avec six toros qui demandent plus qu'ils ne donnent !

Je n'étais pas à Las Ventas, je le déplore mais le peu d'images vidéos que j'ai pu voir, me permettent de me nourrir des détails de la Lidia à tous les instants, dans tous les recoins du ruedo. 

Les anges gardiens du Maestro ont été dans l'ombre efficaces comme dans la lumière (saluts des picadors et des banderilleros).

La rumeur des gradins, l'agitation des aficionados, les échanges entre mordus à eux seuls valent leur pesant d'or.

Yvan Fandiño, vous avez suscité le rêve, et réussit un "no hay billetes", et fait monter la tension et l'attention au zénith.

Pour cela soyez en remercié! Vous avez ramené le Toreo à la dure réalité de la Vie, à la dimension strictement humaine de la Fiesta et tel un danseur étoile épuisé, le beau a tout prix a cédé la place à l'homme strictement mortel face aux éléments et aux lois de la pesanteur.

j'espère que personne n'attendait un toro de 100 passes, mais bien un toro combattant sans mièvrerie , il eut suffi d' un seul sur six qui allie force, sauvagerie et noblesse pour entrer dans l'Histoire, une autre fois... Ils furent tous âpres et exigeants me semble t'il. Je demanderai à mes amis ...

Cela tient à si peu de choses!

Evelyne Lanfranchi Monleau

lundi 30 mars 2015

 

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29 mars 2015

AVANT la course...Yvan le solitaire

Avant la course ... Yvan le Solitaire

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photo Antonio Servi site Las Ventas

Ouvrir la Temporada des plus prestigieuses arènes du monde par un seul contre six de cette envergure est une preuve de sureté de décision, d'audace, mais aussi de reconnaissance!

Yvan Fandiño, seul et solitaire! Mais aussi Secret et déterminé.

Technique et expérience en bandoulière d'un énorme coeur, aux ordres d'un Toreo épuré, classique, profondément efficace et harmonieux, Yvan Fandiño réclame un opposant de classe digne du nom de Toro pour se magnifier.

Six toros qui portent à eux seuls tous les sangs qui un jour ont été présents dans la péninsule ibérique, un festival génétique, tous issus du travail des Hommes pour garder un Toro fier et brave dans sa sauvagerie originelle

Il est et ils sont !

Le niveau de la Fiesta s'élève au-dessus des contingences pour mettre en lumière ce que peut être la magie des cartels.

Magie pour l'aficionado qui va remplir les gradins, le coeur battant.

Magie  pour celui qui en a assuré la composition, fier de son oeuvre

Magie pour celui qui a imaginé au-delà de lui-même qu'il va rester là, tranquille et illuminé, faire honneur à son nom, à son métier, à sa passion. Sans doute aussi à sa raison de vivre...

Quelle belle journée pour les amoureux du Toro , quelle belle Histoire pour le Toreo!

Avec vous Maestro

 

dimanche 29 mars 2015

Evelyne Lanfranchi Monleau

 

 

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