cactus

 

OU LES EPINES SONT DE SORTIE...

les épines pascales 2011 :

- la présidence du vendredi matin pour la novillada non piquée , étriquée, manquant d'âme et d'à propos pour donner l'alegria nécessaire à cette novillada sin picar où plusieurs jeunes apprentis ont donné le meilleur d'eux-mêmes à ce moment là de leur jeune carrière devant un bétail agréable et exigeant de Tierra d'Oc qui se présentait en Arles. On ne doit pas tout brader en Novillada Non piquée, mais donner envie au spectateur novice de revenir, aux enfants de s'identifier à la jeune génération en piste, susciter des vocations d'aficionados et de toreros. Un laboratoire d'essai pour l'éleveur...

- pour l'annulation de la novillada de Dos Hermanas, une demi-heure voire un quart d'heure après le ciel s'éclaircissait. Aucun effort pour retarder d'une demi-heure, pour débâcher la piste, piste préservée ainsi pour la corrida de 17 heures. Manque de moyen en personnel, en matériel, manque d'imagination et d'initiative, manque d'opposition, manque de respect pour le public local venu en grand nombre pour les novillos et les novilleros du cru. Peut être finalement une histoire de sous...entendus.

- pour l'indulto de "Pasion", grand toro de Garcigrande ou Domingo Hernandez tombé par loterie dans le panier de Julian Lopez "El JULI" maestro , homme né Toro, il y a plus de vingt huit ans. Certes une belle bravoure au cheval épuisée dans une interminable première puya, une belle charge à la deuxième trés courte pour préserver le capital deviné dés l'entrée en piste par Julian. Mais pas les trois rencontres et puis une chorégraphie inspirée et minutée au moindre détail, une fusion de mouvements à droite à gauche et partout, de nouveaux échanges , de nouveaux gestes jusqu'à l'apothéose qu'aurait du être l'estocade "a recibir", point d'orgue à jamais effacé par la sortie du mouchoir orange. Deux oreilles, la queue et une grande vuelta posthume pour le Toro.

- pour la pauvreté du répertoire musical autorisé à la somptueuse peña Chicuelo II tout au long de la Feria.

- épine de luxe à la présidence du dimanche matin pour l'honorable encierro de Scamandre pour deux raisons : la première pour son incapacité à gérer les piques, faute de s'être entendu avec les Toreros sur le tercio de Piques et avec les picadors  , à cause d'un a priori sur cet encaste ou en faisant fi des caractéristiques de cet encaste : rusticité, puissance et possibilité de bravoure dans tous les tiers. Double épine pour ne pas avoir accordé l'oreille à Marco Leal qui a mis en jeu toutes ses cartes en particulier lors de l'estocade de son deuxième toro bis. Aucune générosité, aucune sensibilité à l'analyse de l'encierro et ni dans la compréhension du combat méritoire mené par Marco Leal.

EPINÒN au temps...

à demain pour les fleurs de cactus...

Evelyne Lanfranchi Monleau