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CHINCHOSO sorti en quatrième position photo E.lanfranchi

FLOR DE JARA, PREMIERE FLEUR DE CACTUS 2009...

Vic, il y a tout juste une semaine s'achevait la novillada de la feria. Flor de Jara, anciennement Bucaré, présentait un lot sérieux en trapio et en moral. Un lot à faire partir en courant les plus audacieux, armés et attentifs au moindre mouvement. De somptueuses machines à répéter les passes à condition de ne pas se tromper de sitio, à condition de ne pas étouffer leurs charges franches. Face à eux, "Zocato" nous parlera de trois gentilhommes, gentils et sans rien de plus. C'est dur et gentil.

Pour ma part, j'ai vu le remplaçant de José Luis Rodriguez, Javier Cortes , que je n'ai jamais trouvé dans le bon sitio, souvent dépassé par le premier novillo, trés en dessous , qui tua à la troisième rencontre après deux descabellos. A son second, il fut encore trés décalé par rapport à l'excellent novillo qui prit deux grandes piques en brave, le cheval d'Alain Bonijol (Moise ou Icone) évita la chute à son picador en toréant sur un pied et en absorbant toute la charge toujours debout. Trois épées et un descabello pour venir à bout de Chinchoso, costaud cardeno claro. Curieusement Javier Cortes sera déclaré meilleur novillero de la feria. Il est sans doute dans une grande écurie, un retour sur investissement.

Juan Carlos Rey, franchement je l'attendais, d'abord il fait son petit bonhomme de chemin et surtout il est abonné au campo de Flor de Jara, il fait partie des "amateurs" de la finca et s'entraine là bas. Il m'a beaucoup plu à son premier, Burgales, novillo giròn, puissant et rondouillard qui prit trois piques de bon coeur. Il l'a torée peut être de trop prés, mais presque sans toque, à la voix  et dans un petit terrain, trop petit par rapport aux qualités du novillo et une épée entiére libéra une oreille. Le second de Juan Carlos, dés la sortie mit les cornes dans le sable en fin de série de capote et se fit peut être une entorse cervicale et en sortit décomposé, il prit deux piques et dans la muleta, il se montra dangereux et tardo, mais il pouvait passer avec un peu plus de métier. Problèmes que Juan Carlos ne sut ou put résoudre.Une épée entiére.

Tomasito, çà vous avez compris, je l'attendais trés fort. Quand on connait un gamin depuis qu'il a trois ans, qu'on habite ou habitait le même village, quand on l'a vu affirmer "je veux être torero" en silence et en le devenant avec force et travail. Bref on espère et bien sûr à Vic, alors là ! Pour moi la fusion de deux mes icones :Vic, la ville du vrai toro et Thomas Joubert Bozzi, le petit de Fontvieille, mon village. Mais tout en ayant le coeur qui bat plus fort que d'habitude, j'ai regardé s'ouvrir la porte du toril pour ses novillos avec sérénité et le même oeil prêt à disséquer tous les instants. Ces novillos là avec les qualités qu'on leur connait sur le papier, sont les novillos qu'il faut à Thomas, çà bouge ,çà répète si le sitio est bon et çà c'est la partie forte et naturelle du toreo de Tomasito. Le bon endroit devant le toro et chaque fois en s'adaptant aux difficultés comme aux qualités. Thomas ne tue pas ou ne tue plus et il compte le nombre de sorties par la grande porte manquées à cause de l'épée ou de son blocage à cause des épées manquées et de toutes ses opportunités envolées. Mais cela va passer un jour bientôt, le déclic est là derrière la porte.

Ce qu'il  s'est passé sur ses deux novillos, je ne vais pas  l'écrire. Je vous demande de regarder la video, je n'ai filmé que ses deux prestations, pour les autres moments vous aurez des photos. Ses deux novillos ont été excellents et en regardant les images, le premier " Vigilante" plus complet, mais trés bon le sixième "Lobito", trois piques,, s'il vous plait, données à la perfection par Nicola Bertoli et la cavalerie Bonijol, un novillo qui fit la vuelta al ruedo, peut être pour l'ensemble du lot, je veux bien ! Deux fois la musique a joué, le public était plus captivé au premier qu'au second attendant dubitatif le coup d'épee. Et si je peux me permettre, la sympathique cuadrilla de copains gagnerait à être silencieuse et respectueuse du Maestro, une fois en piste , toutes ces remarques et gestes sont à garder pour l'entrainement. Une trés belle matinée où nous avons certainement vu le lot de novillos de l'année.

Evelyne Lanfranchi Monleau

A lire absolument "terres taurines "n°22 FLOR de JARA pour s'interesser à cette belle aventure ganadera;